uchi

Objets déco d’inspiration japonaise

uchi

En japonais, uchi désigne la maison, mais aussi ce qui est "dedans" : le soi intime, le foyer, le cercle proche.
C’est un mot doux, protecteur, qui résonne comme un refuge.

Dans l’architecture japonaise, les frontières sont floues entre intérieur et extérieur. Les portes coulissent, les tatamis accueillent le pas nu, la lumière filtre à travers les parois de papier.

Là où les maisons occidentales enferment, les maisons japonaises respirent.
Elles s’ouvrent sur un jardin, un engawa (ce couloir en bois entre la pièce et le dehors), un souffle de vent.
On y vit en mouvement, au rythme des saisons, de la lumière, du silence.

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Une cloche accrochée à la brise

Sur les engawa, on suspend des petites cloches en fonte ou en verre soufflé, appelées furin.

Elles tintent doucement au moindre souffle, portées par le vent d’été.
Chaque cloche est unique, et on y accroche souvent un petit papier (tanzaku) où l’on écrit un poème ou un souhait.

Ce tintement léger n’est pas seulement décoratif : il chasse les mauvais esprits et invite à la contemplation. Un son discret, presque spirituel, qui relie le corps à l’espace.

L’espace entre les choses

Au Japon, on attache autant d’importance au vide qu’au plein.

C’est ce que désigne le mot ma (間) : cet espace entre deux choses, ce silence entre deux sons, ce temps entre deux gestes.

Dans l’aménagement d’une maison, le ma est partout : une pièce volontairement vide, un coin non meublé, un mur blanc… ce n’est pas un manque, c’est une respiration.

On pourrait croire que ce vide est froid. Mais au contraire, il est plein de potentiel. Il donne de la place à l’esprit. Il laisse les objets exister pleinement, sans se bousculer. Il rend les gestes plus lents, plus conscients.Chez soi, faire de la place, c’est aussi faire de la paix.
Et si on laissait un peu de ma entrer chez nous ?

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Le décor comme prolongement de soi

Chez soi, chaque objet prend un sens.

Un rideau noren qui ondule au passage, un masque de théâtre accroché à un mur, une figurine posée au bord d’une étagère : ce sont des présences silencieuses, des compagnons de vie.

On ne les accumule pas. On les choisit, on les place, on les regarde vivre avec nous.

Créer un intérieur à la japonaise, ce n’est pas copier une esthétique. C’est accueillir une certaine façon d’être au monde : modeste, sensible, vivante.

C’est préférer l’essentiel au superflu, le sens au spectaculaire. C’est faire de son chez-soi un espace de respiration.

Quelques termes japonais à retenir :

  • Uchi (内) : ce qui est “à l’intérieur”, aussi bien au sens physique qu’émotionnel.
  • Engawa (縁側) : l’espace de transition entre la maison et le jardin, souvent en bois.
  • Furin (風鈴) : cloche japonaise d’été suspendue au vent.
  • Tanzaku (短冊) : bande de papier où l’on inscrit un souhait ou un poème.
  • Noren (暖簾) : rideau traditionnel accroché aux portes ou fenêtres.
  • Ma (間) : l’espace entre deux choses, un vide porteur de sens et de calme.
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